Le ciel était gris et menaçant, le vent essayait de nous arracher écharpe et bonnet.
Nous trépignions non pas à cause du froid qui s'emparait de nous, mordillant chaque carré de peau nue maladroitement calfeutrée mais parce que nous attendions que les portes s'ouvrent à nouveau et nous laissent pénétrer dans les entrailles de ce monument qui ne cesse décidément de nous surprendre.
Nous avions envie, de le parcourir, de nous y perdre, d'outrepasser ses limites mais toujours en respectant son antre, déambulant sans oser toucher ou même frôler mobilier, murs, portes et fenêtres, parquets. Juste nous mouvoir d'une démarche légère, vaporeuse comme si nous étions ses hôtes passés hantant encore ce lieu magique, promesse de somptuosité, délicatesse et élégance.
Nous avions envie, de le parcourir, de nous y perdre, d'outrepasser ses limites mais toujours en respectant son antre, déambulant sans oser toucher ou même frôler mobilier, murs, portes et fenêtres, parquets. Juste nous mouvoir d'une démarche légère, vaporeuse comme si nous étions ses hôtes passés hantant encore ce lieu magique, promesse de somptuosité, délicatesse et élégance.
Des "Alice" au Pays des Merveilles qui, suivant notre Lapin Blanc, franchirent l'autre côté du miroir et tombèrent avec lui dans son "terrier".

Crédit photo : Pascale Pla
Crédit photo : Pascale Pla
Le Lapin Blanc , Jean-Paul Gousset, directeur technique, son terrier "l'Opéra Royal".
Notre guide a les yeux qui pétillent, trop facile de prendre l'accès réglementé et fléché pour se rendre à l'Opéra, nous emprunterons un autre chemin et c'est le sourire aux lèvres que nous entamons avec lui notre échappée.
Les portes s'ouvrent, les volets sont fermés, les salles sombres, quelques rais de lumière nous permettent d'apercevoir toiles et bustes inconnus, nous nous faufilons craignant de bousculer une applique, un fauteuil posé ça et là alors nous suivons en rang d'oignons celui qui nous explique que Versailles évolue au gré des tendances et qu'une seule demeure immuable Le Versailles de Louis XIV.
Même si l'Opéra Royal est envisagé dès 1682 date de l'installation de Louis XIV à Versailles, ce dernier fut achevé à la fin du règne de Louis XV et inauguré le 16 mai 1770 lors du mariage de Louis XVI avec l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche.
Nous commencerons donc notre découverte "dudit lieu" par sa partie haute : la charpente, majestueuse, révélée par un brin de soleil inespéré.
Quelques marches d'escalier et nous voilà installés en son sein doré qu'on imagine briller à la lueur de bougies garnissant lustres et chandeliers : tout de bois vêtu pour une acoustique idéale.
L'Opéra Royal est un espace modulable, il rend grâce à de somptueux évènements de toute genre car il est à la fois salle de festin, de ballet et de théâtre.
Rares ils ont été à goûter à ses apparats car l'exploitation de ce dernier était synonyme de coûts exorbitants.
Un passage sur scène, et nous voilà terminant notre excursion dans les sous-sol sautillant de poteaux en planches de bois pour nous approcher au plus près des vestiges de la machinerie.
Notre ballade s'achève, nous admirons les jardins étrangement fantasmagoriques avec ses statues, d'habitude mises à nu, enveloppées d'une épaisse bâche noire claquant au vent.
Sachez qu'encore une fois, nous vous faisons envie mais nous ne sommes pas privilégiés, nous jouons simplement les "reporters-éclaireurs", vous pouvez vous aussi découvrir les coulisses de l'Opéra Royal, en réservant votre visite commentée sur le site du Château de Versailles.
L'Opéra s'offre depuis sa rénovation (2009) une saison de levés de rideaux chaque année mêlant représentations en tout genre : théâtre, ballet, orchestre symphonique, demandez le programme...
Merci à toute l'équipe de Versailles Intime, du Château de Versailles pour leur sourire, leur accueil, et à notre Lapin Blanc (qui était vraiment en retard) Jean-Paul Gousset.
Crédit photo pour l'ensemble des photos de l'Opéra Royal : viinz.com








1 commentaires:
Très joli article, dont l'accent féérique est fidèle à l'atmosphère de cette balade hors du temps, merci.
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